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Comment trouver et adapter son rythme ?

 

Confronté à un apprentissage ou à une tâche de travail, il y a deux façons de se comporter :

  • Soit je suis capable de travailler de manière continue, fluide, intégrée et mon rythme de travail est régulier : je suis dans le flux de l’apprentissage. Je suis capable d’alterner avec fluidité entre des activités que je maitrise en mode automatique et des activités que j’acquiers progressivement

 

  • Soit je travaille d’une manière irrégulière, mon rythme est fluctuant et saccadé, je suis en stress, je m’épuise ou j’abandonne

Chaque personne a son propre rythme naturel qui est généralement modifié par le stress. Or l’automne peut générer du stress en nous obligeant à reprendre le travail de manière plus soutenue qu’en été, et avec moins de lumière et de chaleur.

Avec le changement de saison, il est parfois difficile de trouver un nouveau rythme et de s’adapter dans son activité.

Si je compare mon travail, ma tâche à accomplir avec le fait de gravir une montagne, deux comportements sont généralement possibles en situation de stress.

  • J’adopte un rythme trop soutenu : je veux aller vite pour atteindre mon but, je suis SUR-FOCALISE sur la tâche à accomplir et sur les détails et je perds la vue d’ensemble. Je risque de m’épuiser rapidement et de ne pas arriver au bout, ou bien de perdre l’idée générale, le sens global de ce que je fais

Je tourne en roue libre, je ne peux pas m’arrêter de bouger et de penser

 

  • J’adopte un rythme trop lent : j’ai du mal à m’y mettre, je manque de motivation, je suis SOUS-FOCALISE et je ne vois que la montagne qui m’écrase sans réussir à voir les petits pas qui me permettent d’avancer. Parfois, même, j’abandonne.

Je suis frustré et bloqué, incapable de bouger et de penser en même temps

 

L’important est tout d’abord de PRENDRE CONSCIENCE que je suis en train de fonctionner de l’une ou l’autre manière, que le stress m’empêche de travailler de manière intégrée et optimale.

Je m’observe, et j’accepte que j’en suis là.

S’observer et prendre conscience, c’est l’étape la plus importante pour pouvoir ensuite s’adapter et changer de rythme.

L’objectif est ensuite de revenir à un état plus apaisé, où je fonctionne avec aisance.

 

En kinésiologie, on passe toujours par le corps pour amorcer le changement.

Particulièrement en kinésiologie éducative, aussi appelée éducation kinesthésique.

On apprend au corps à fonctionner autrement, au mieux, grâce à des mouvements doux qui posent une intention.

Revenir à son corps et l’aider à se détendre est essentiel.

Quand je suis en stress, je suis généralement tendu et crispé.

Détendre son corps permet de retrouver l’état de sécurité. 

On peut par exemple masser simplement ses épaules, étirer ses bras, ou encore masser ses mollets et étirer ses jambes.

 

Si je suis en sur focalisation, je vais faire une pause pour élargir mon regard, regarder dehors, au loin, retrouver la vue d’ensemble de ce que je fais et de ce que je dois accomplir.

Si je suis en sous focalisation, je vais faire une pause pour regarder des petites choses et observer les étapes que j’ai déjà réalisées et je vais me remettre en mouvement.

 

 

L’important n’est pas de vouloir adopter un rythme identique pour tous et tout le temps, mais plutôt d’adapter son rythme à son tempérament, à son quotidien, en respectant son corps et ses émotions.

Il est important d’être bienveillant avec soi-même et d’accepter que notre rythme peut fluctuer d’une journée à l’autre selon notre état de fatigue, de stress. S’imposer le même rythme en permanence n’est pas forcément profitable à long terme. L’idée serait plutôt d’accepter que notre rythme s’adapte à notre état, avec pour seule intention de faire simplement de son mieux.

 

Si je suis dans l’optique d’essayer, je n’ai pas vraiment l’intention de réussir.

Je suis plutôt dans l’optique de faire un effort, voire même d’abandonner.

Je vais essayer de gravir la montagne….

Alors que si je décide de faire simplement de mon mieux, je suis dans l’action, dans le mouvement, mais je prends aussi le temps de m’arrêter pour faire une pause ou réfléchir. Je peux effectuer ma tâche et apprendre de manière intégrée et fluide.

Je gravis la montagne de mon mieux

Je suis à nouveau dans le flux de l’apprentissage

Anémone Leroy Kinésiologue

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